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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 08:34

Du XVIe au XIXe siècles, onze millions d’Africains furent déportés en Amérique dans le cadre du commerce triangulaire. Cette traite atlantique, comme toutes les traites négrières, revêt cinq critères que nous avons détaillés dans cet article : existence d’un réseau organisé et d’un fondement idéologique justifiant la traite, différenciation entre lieu de production et lieu d’utilisation des esclaves, persistance de la traite, échange marchand et approbation des entités politiques concernées. Enfin, nous verrons qu’il est n’est pas possible d’attribuer à cette traite tous les malheurs de l'Afrique.


 

La traite négrière atlantique 1 Lire la suite

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Published by Ahlcene Ollin - dans Analyse
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commentaires

omnitech support reviews 25/11/2014 08:29

I remember reading about this couple of weeks back. As per the statistics eleven million Africans were deported to America. It must have been a herculean task back then. I have often wondered how they found the resources to complete this task.

Le Webzine de l'Histoire 25/07/2010 19:53


Je vous remercie de ces précisions intéressantes. Concernant la question de savoir si oui ou non la traite atlantique a causé le sous-développement africain, comme indiqué dans l'article, je me
suis simplement référé à Sylvie Brunel. Je suis d'accord avec vous pour dire que les problèmes du continent africain viennent d'abord et avant tout de causes internes.


Yves Girard 25/07/2010 19:42


Bonjour, je me permets de formuler les remarques suivantes:

1. Vous avez raison de rappeler l'importance de la traite négrière musulmane mais à mon humble avis, il faut être prudent dans les estimations chifrées (en l'occurence le chiffre de 17 millions de
déportés) car, sauf erreur de ma part, l'on ne dispose que de peu de chiffres (et partiaux*), sur l'activité et les prises des négriers musulmans, excepté pour Zanzibar au XIXe siècle.
En outre, à la différences des occidentaux, les traitants musulmans participaient volontiers aux opérations de capture des captifs comme on a pu le voir au Soudan, à l'époque de Mehmet-Alî au XIXe
siècle.


2. Concernant le point sur la corrélation entre la traite et le sous-développement, je partage votre avis, d'autant plus que certaines régions d'Afrique (pas besoin d'aller jusqu'en Inde) peu
(actuel Burkina Faso) ou pas du tout (Rwanda, Burundi) ponctionnées par la traite**, sont également en état de sous-développement.

Par ailleurs, je trouve ce raisonnement simpliste car certaines régions n'ont pas été appauvries par la traite, au contraîre (Ashanti, Dahomey, royaumes bambara du Kaarta et de Ségou).

Je crois qu'il faut surtout prêter attention à des facteurs plus récents (néocolonialisme, prévarication, instabilité politique...)

* Voir l'analyse de Jacques Giri sur le volet transsaharien de la traite dans son "Histoire économique du Sahel", aux éditions Karthala, à propos des chiffres d'esclaves ayant traversé le
désert.

** parce que géographiquement trop éloignées ou dotées d'institutions suffisamment puissantes pour protéger le pays des razzieurs.


Ahlcene Ollin 18/01/2010 09:19


Justement, Alain ! je suis allé faire un tour sur votre blog hier et j'ai lu votre billet sur l'aide fatale, ainsi que le texte vers lequel vous faisiez un lien. C'est très intéressant et cela va à
rebours des idées reçues selon lesquelles il faudrait donner encore et encore.


alain BARRE 18/01/2010 08:51


D'accord avec votre article.
Sur le développement de l' Afrique (auquel je crois, voir ma chronique du 17 janvier), je vous recommande la lecture de l'ouvrage de Dambisa MOYO : l'aide fatale.
cordialement
alainB