Le 2 mars 2008 Dmitri Medvedev a été élu président de la Fédération de Russie, succédant ainsi à ce poste à Vladimir
Poutine. Entré en fonction le 7 mai suivant, il est le numéro deux d’un régime autoritaire dans lequel Poutine reste le vrai chef. Cet autoritarisme pousse à se demander si la déstalinisation a
vraiment eu lieu. Nous publions ce mois-ci la première partie de notre étude, qui embrasse la période courant de Khrouchtchev à Eltsine.
L’année 1956 marque communément le début de la déstalinisation. Pourtant, cette même année, Moscou envoyait les chars à Budapest pour réprimer dans le sang la révolte des Hongrois. De plus, le
rapport lu par Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS passait sous silence les crimes les plus graves, auxquels Khrouchtchev lui-même participa. Le culte de la personnalité fera son retour avec
Brejnev qui formulera, par ailleurs, sa doctrine justifiant la soumission des pays de l’est au Kremlin. Les années 1980-1985 seront parmi les plus répressives de l’histoire de l’URSS. En réalité,
la déstalinisation commence sous Gorbatchev, sans qu’elle ait été achevée. Elle a même été freinée par Eltsine.
Le régime antidémocratique que subissent les Russes montre que la déstalinisation n’a jamais été achevée. Pour comprendre ce
phénomène, il faut retracer la période post-stalinienne jusqu’à nos jours. Mais dans un premier temps s’impose la définition de deux termes-clefs. Qu’entend-on par déstalinisation ? Il s’agit
d’une remise en cause des pratiques staliniennes de pouvoir. Mais cela ne nous avance guère si l’on ignore ce qu’est le stalinisme. Ce dernier se caractérise par la dictature d’un parti unique,
la pratique des procès politiques et des assassinats secrets, le règne de la terreur permanente à tous les échelons de la société, le culte de la personnalité, la planification de l’économie et
la domination de l’Europe de l’est. Ce que nous allons montrer est que la déstalinisation, n’a pas commencé avec Khrouchtchev, et que le stalinisme a pleinement vécu jusque sous Brejnev et ses
successeurs. En réalité, on peut dater le début de la déstalinisation avec l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev. Mais sous Eltsine, un coup d’arrêt est donné à cette évolution. Le retour en arrière
se confirmera sous la présidence de Vladimir Poutine.
« Le stalinisme est l’essence du communisme » (J.-F.
Revel)
Habituellement, la lecture, à huis clos, à la fin du XXe Congrès du PCUS, du
fameux rapport Khrouchtchev le 25 février 1956 est considérée comme le début de la déstalinisation. Dans ce texte en effet, le nouveau dirigeant soviétique dénonce, devant les membres importants
du Parti communiste, les crimes de Staline ou, plus exactement, certains de ses crimes, ainsi que le culte de la personnalité qu’il avait instauré.
Cet événement marque il est vrai une certaine inflexion en URSS par rapport à la période stalinienne. D’abord, le culte de la personnalité est balayé. Ensuite, Khrouchtchev renoue, en 1955, avec
la Yougoslavie de Tito qui s’était « émancipée » de la tutelle soviétique. Enfin, dans le contexte de Guerre froide, Khrouchtchev semble vouloir amorcer une coexistence pacifique avec le grand
rival, les Etats-Unis. Mais ces changements ne suffisent pas à parler de véritable déstalinisation.
En effet, si, avec Khrouchtchev, l’Union soviétique sort d’un cycle de terreur de masse, elle ne sort pourtant pas du régime totalitaire. Ce n’est pas la répression qui disparaît, c’est seulement
son intensité qui est moindre. Le régime soviétique de la période suivant la mort de Staline reste communiste, et donc stalinien. Comme l’a bien noté Jean-François Revel dans La Tentation
totalitaire : « le stalinisme est l’essence du communisme. » [1]
Ainsi, le rapport que Khrouchtchev lit le 25 février 1956 avait pour but d’évincer ses principaux rivaux politiques. En 1957, un groupe « anti-parti », s’opposant à Khrouchtchev, subit la
répression du régime. Le système de camps de concentration mis en place par Lénine, et qui avait pris le nom de Goulag sous Staline, continue de fonctionner et d’accueillir les opposants
politiques. Il est simplement rebaptisé, en 1958, en « colonie de redressement par le travail » et sa discipline est assouplie. En outre, Khrouchtchev cumule tous les pouvoirs, qui sont ainsi
centralisés, comme sous Staline.
En matière de relations internationales aucun changement majeur n’intervient dans les relations entre l’URSS et ses satellites. Les pays annexés en Europe de l’est doivent rester soigneusement
soumis. Ainsi, en 1956, les chars soviétiques interviennent pour réprimer l’insurrection hongroise qui visait la conquête des libertés individuelles. D’autre part, l’URSS fait construire, en
1961, le mur de Berlin afin de contenir l’émigration massive des Berlinois de l’Est vers l’Allemagne de l’Ouest. Cette séparation physique entre le monde socialiste et le monde libre réfute
l’idée d’une déstalinisation dans la coexistence pacifique. De plus, la crise des fusées à Cuba, au cours de laquelle Khrouchtchev fait installer, sur l’île dirigée par Fidel Castro, des missiles
à tête nucléaire susceptibles d’atteindre le territoire américain, dément encore la volonté de l’URSS de s’engager dans la coexistence pacifique. Et la meilleure illustration que la
déstalinisation est très partielle, c’est que la défaite de Khrouchtchev dans son bras de fer avec John Fitzgerald Kennedy, marque le début de son déclin dans la sphère du pouvoir.
L’histoire même du fameux rapport lu en février 1956 montre qu’il n’y a pas de déstalinisation. En effet, ce rapport ne révèle que quelques crimes commis par Staline, et pas les plus graves. En
effet, Khrouchtchev a joué un rôle essentiel dans la répression stalinienne lors des crimes de masse de 1937-1938. En fait, le rapport a passé sous silence les épisodes les plus sombres de la
période stalinienne. S’il évoque bien la répression des cadres du PCUS en 1937-1938, le conflit entre Lénine et Staline en 1922, les responsabilités de Staline dans la déportation, en 1943-1944,
des peuples caucasiens accusés injustement de collaboration avec l’ennemi et la fabrication des faux complots, le texte ment sur la collectivisation forcée des campagnes (1,8 millions de morts),
l’extermination des « koulaks en tant que classe », la grande famine de 1932-1933 (6 millions de morts), les crimes de masse en 1937-1938 (600 000 morts et près de 2 millions de personnes
arrêtées), les 15 millions de personnes enfermées au Goulag et le million et demi mortes dans les camps. Au final, le rapport Khrouchtchev est très sélectif et très superficiel dans sa
dénonciation des crimes du stalinisme. Comme l’a très bien vu Jean-François Revel dans sa Tentation totalitaire :
En définitive, la déstalinisation n’a pas commencé en 1956. Le jugement de Jean-François Revel est tout à fait juste. Le changement opéré à partir de 1956 est loin de porter correctement ce nom.
La fin du culte de la personnalité et des exterminations de masse ne constitue en aucun cas un changement du système de gouvernement. Tout l’appareil de terreur, de répression, de contrôle de la
vie sociale, culturelle, politique reste en place.
La période 1980-1985 : l’une des plus répressives depuis 1953
Khrouchtchev est écarté du pouvoir en 1964 et c’est Leonid Brejnev qui prend sa place. Avec son arrivée aux commandes de l’Etat, c’est l’immobilisme qui
reprend son cours, c’est-à-dire la continuité du stalinisme. Brejnev, contrairement à un décret de 1964, cumule tous les pouvoirs entre ses mains. En 1966, il prend le titre de secrétaire général
du comité central du PCUS qui n’avait plus été attribué depuis Staline ! C’est le signe manifeste d’un retour en arrière.
Le système des camps de concentration perdure toujours, accueillant les opposants politiques. Des hôpitaux psychiatriques permettent également d’interner quiconque dérange le pouvoir sous le seul
motif de troubles psychiques. Une certaine forme de culte de la personnalité réapparaît alors : pour son soixante-dixième anniversaire, par exemple, en 1976, les délégations des pays satellisés
d’Europe de l’est et celles des partis communistes des pays occidentaux lui rendent hommage ; il accumule les honneurs, jusqu’à obtenir la dignité de maréchal de l’URSS en 1976.
La domination de l’Union soviétique sur l’Europe de l’est est toujours aussi pesante. Elle se traduit par la formulation de la « doctrine Brejnev » dans la Pravda peu après le printemps
de Prague. Depuis le début de 1968 en effet, en Tchécoslovaquie, un important mouvement en faveur de l’économie de marché et des libertés individuelles se manifeste. L’URSS le considère comme un
danger pour le bloc communiste et envoie ses chars réprimer ce courant de libéralisation en août. L’année suivante, Brejnev en profite pour reprendre en main l’ensemble des démocraties
populaires.
La doctrine Brejnev s’inscrit dans ce contexte : elle défend l’idée de « souveraineté limitée » – celle des pays soumis à Moscou – et légitime le droit pour l’Union soviétique d’intervenir
militairement pour défendre les « intérêts du socialisme ». En clair, l’URSS justifiait ainsi sa capacité à intervenir comme elle le voulait dans les affaires intérieures des pays qui seraient
tentés de vouloir échapper à la tutelle soviétique.
La politique de détente pratiquée dans les années 1970 – signature des accords d’Helsinki en 1975, des accords SALT II en 1979 – ne signifie rien au regard du stalinisme encore en vigueur et de
l’expansionnisme soviétique. Celui-ci se manifeste, en 1979, par l’invasion de l’Afghanistan et par l’installation de régimes communistes en Afrique – Angola, Mozambique et Ethiopie. Brejnev
meurt le 10 novembre 1982 et ses deux successeurs, Andropov et Tchernenko, exercent leur pouvoir à une période – les années 1980-1985 – qui est l’une des plus répressives de l’ère
post-stalinienne.
Iouri Andropov, qui est âgé de soixante-huit ans, accède donc au secrétariat général du PCUS en 1982. Il exerce son pouvoir de façon très personnelle et tient un discours idéologique mobilisateur
et dogmatique. Sous son bref exercice du pouvoir, l’URSS ne fait que s’enfoncer dans le bourbier afghan et l’autoritarisme se renforce. Andropov décède en 1984.
Lui succède Constantin Tchernenko, soixante-treize ans, qui s’inscrit dans la ligne de son prédécesseur. La répression est encore accentuée. La discipline à l’intérieur du PCUS se renforce et la
traque aux opposants s’aggrave. Un code sur les infractions administratives est adopté et le régime des camps de travail est durci. Andropov proclame la nécessité de renforcer le contrôle
populaire sur l’administration. La réforme de l’enseignement d’avril 1984 tend à améliorer l’enrôlement idéologique des élèves. Affaibli par la maladie, Tchernenko meurt le 10 mars 1985. Ce
septuagénaire a vraiment incarné un système condamné à mourir.
Glasnost et perestroïka
La quasi-totalité des aspects du stalinisme a donc perduré jusque sous Andropov : un régime dictatorial de parti unique, la chasse aux opposants, la
planification de l’économie, la domination de l’Europe de l’est, et, sous Brejnev, un certain retour au culte de la personnalité. Le goulag a perduré – sous un autre nom – et la société est
entièrement soumise à l’Etat, caractéristique classique des régimes totalitaires.
Avec l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 s’ouvre un tournant : c’est vraiment à ce moment-là que débute la déstalinisation. Gorbatchev entend réformer le système communiste de
l’intérieur afin d’éviter son effondrement mais il échouera. Deux mots, entrés dans le vocabulaire courant, résument toute la politique du nouveau secrétaire général du PCUS : glasnost –
« transparence » – et perestroïka – « restructuration ».
La glasnost se traduit d’abord par une loi électorale qui, en 1988, laisse aux Soviétiques la possibilité de choisir entre plusieurs candidats aux élections législatives. Gorbatchev
épure les cadres du Parti et les remplace par des hommes plus jeunes – rappelons-nous qu’Andropov avait 68 ans et Tchernenko 73 lorsqu’ils sont parvenus au pouvoir. Il essaie aussi d’instaurer un
équilibre des pouvoirs au sein des institutions. La presse devient plus libre et peut dénoncer les tares du système socialiste. Les camps de travail sont supprimés. En politique étrangère, la
glasnost consiste à renoncer à la doctrine Brejnev. La pression sur les pays satellites d’Europe de l’est est relâchée, ce qui permet des mouvements d’émancipation qui aboutissent à la
chute du mur de Berlin en novembre 1989. Au sein même de l’URSS, les républiques soviétiques demandent l’autonomie ou l’indépendance. La perestroïka vise à instaurer une économie de
marché dans le cadre d’un système socialiste. Mais les réformes économiques ont du mal à s’appliquer et entraînent des contestations.
Cette politique suscite des mécontentements. D’une part, les cadres du Parti redoutent cette libéralisation très avancée, qui constitue donc une déstalinisation très poussée et tentent même un
coup d’Etat contre Gorbatchev en août 1991. D’autre part, bon nombre d’intellectuels sont déçus par le réformisme graduel de Gorbatchev, sa modération, dus à sa volonté de sauver le système en le
modifiant de l’intérieur. Ces « libéraux » et « démocrates » s’organisent autour d’une personnalité qui va prendre le devant de la scène : Boris Eltsine.
En 1990, Boris Eltsine a été élu président du Parlement de Russie. En juin de l’année suivante, le suffrage universel l’a porté à la présidence de la République fédérative de Russie. Il a
compris, contrairement à Gorbatchev, que ce mouvement radical de déstalinisation possède une dynamique révolutionnaire. Il se montre donc partisan de réformes visant à une suppression pure et
simple du régime communiste. Ainsi, il s’oppose systématiquement à Gorbatchev. Pour empêcher le processus de réforme graduelle et progressive, il incite les dirigeants des républiques fédérées de
Russie à « prendre autant de pouvoir qu’ils peuvent en manger ». De cette manière, en favorisant l’autonomie croissante des diverses composantes de l’URSS, il signe l’arrêt de mort du système
fédératif soviétique.
Le putsch mené par les conservateurs communistes en août 1991 échoue, grâce notamment à l’action d’Eltsine. Celui-ci y gagne alors une image de sauveur de la démocratie. Il en profite pour
s’accaparer de plus en plus de pouvoir au détriment de Gorbatchev. C’est lui qui annonce, le 8 décembre 1991, la dissolution de l’URSS et son remplacement par une Communauté des Etats
indépendants (CEI). Le jour de noël, Gorbatchev démissionne de son poste de président de l’Union soviétique. Le lendemain, cette dernière cesse officiellement d’exister.
Un plus grand nombre de fonctionnaires en 1994 que sous l’URSS !
Boris Eltsine rompt radicalement avec le socialisme dans le domaine économique. Il effectue une libéralisation brutale de l’économie, qu’il associe à
une politique monétaire restrictive. Mais cette politique entraîne une profonde dépression, une division par deux du PIB de la Russie, une diminution de 60 % de la production industrielle, un
appauvrissement de la population. En voulant rompre radicalement avec le dirigisme économique, Eltsine a oublié qu’on ne bâtit pas une économie digne de ce nom en si peu de temps, après
soixante-dix de communisme. C’est parce qu’aucun Etat de droit n’existait que l’économie russe, sous Eltsine, a produit des effets ravageurs. Loin d’être un excès de libéralisme, ce résultat en
est plutôt le contraire : un Etat de droit vise à instaurer et à faire respecter des règles juridiques régissant la vie économique. Au contraire, les scandales se sont multipliés, les banques ont
entretenu des rapports de collusion avec le pouvoir politique, le milieu du crime organisé s’est développé, des capitalistes se sont retrouvés au-dessus des lois. C’est une économie de pillage,
de prébendes, de corruption et de coups de force qui s’est installée en Russie, qui n’incite pas à l’investissement, à l’innovation et à la création. Le résultat en a été la très grave crise
financière d’août 1998. En voulant casser l’économie soviétique, Eltsine a détruit l’économie elle-même.
Si elle est radicale en économie, la rupture avec le stalinisme est moins évidente sur le plan politique. Quand à l’automne 1992 des divergences apparaissent avec les députés, Eltsine s’engage
dans un rapport de force culminant avec la dissolution du Parlement par la force du 2 au 4 octobre 1993, qui se solde par plusieurs centaines de morts. Eltsine impose une nouvelle Constitution
qui lui accorde de très larges pouvoirs, rompant avec l’équilibre voulu par Gorbatchev. D’autre part, grâce à cette nouvelle Constitution, Eltsine en profite pour augmenter son pouvoir personnel
en dressant les différentes institutions les unes contre les autres. L’appareil présidentiel grandit avec des administrations parallèles, à tel point qu’en 1994, il y a plus de fonctionnaires à
Moscou qu’il n’y en avait au temps de l’Union soviétique !
La Russie n’a que les apparences d’une démocratie libérale. Des clans se sont formés, relayés par des groupes financiers liés au pouvoir politique. Les élections sont l’objet de trucages et de
manipulations, des législatives de décembre 1993 à la réélection de Eltsine en juillet 1996. À partir de cette période est en effet introduit ce qu’on appelle en Russie le « vote dirigé » ou «
administré ». C’est par ce type de vote que Poutine accédera au pouvoir en 1999. Boris Eltsine cherche à appuyer son pouvoir sur des personnes et non sur des institutions : c’est un retour à la
tradition soviétique, et donc au stalinisme.
Lors de la guerre de Tchétchénie [3], le président en profite aussi pour museler la presse qui, jusqu’alors et depuis la perestroïka, était capable d’un véritable esprit critique. Cette
prise en main est brutale : en 1995, une dizaine de journalistes sont tués. À partir de cette année-là, la liberté d’expression tend à régresser.
En matière de relations internationales, Eltsine est confronté à ses promesses d’une Russie dominatrice, comme à l’époque du stalinisme et de la doctrine Brejnev. Il développe alors le concept
d’« étranger proche » qui désigne les pays de l’ex-URSS qui doivent rester dans la sphère d’influence russe : Géorgie, Ukraine, pays baltes, Azerbaïdjan… Ce peut être un avatar du stalinisme : à
défaut de pouvoir dominer les pays d’Europe de l’est, au moins la Russie peut-elle essayer d’exercer une mainmise sur son « étranger proche ».
Lorsque Boris Eltsine démissionne, le 31 décembre 1999, il laisse la place à Vladimir Poutine, son Premier ministre. Celui-ci arrive à la tête d’un Etat encore stalinien par certains aspects. La
Russie n’est plus une démocratie : élections truquées, pratique soviétique du pouvoir par la constitution d’un réseau de clientèles, aspiration à dominer l’« étranger proche », mépris pour les
droits fondamentaux comme la liberté d’expression… Ce néo-stalinisme, Poutine l’amplifiera.
Aller plus loin :
ATTAR, Franck, Dictionnaire des relations internationales de 1945 à nos jours, Paris, Seuil, 2009.
CARRÈRE D’ENCAUSSE, Hélène, La déstalinisation commence, Bruxelles, Complexe, 1984.
DEUTSCHER, Isaac, La Russie après Staline, Le Seuil, Paris, 1964.
GRATCHEV, Andreï, L’exception russe : Staline est-il mort ?, Monaco, éditions du Rocher, 1997.
LACOSTE, Yves, Géopolitique. La longue histoire d’aujourd’hui, Paris, Larousse, 2006.
MEDVEDEV, Jaures, Andropov au pouvoir, Flammarion, Paris, 1983.
MENDRAS, Marie, Russie. L’envers du pouvoir, Paris, Odile Jacob, 2008.
WERTH, Nicolas, Histoire de l’Union soviétique. De l’Empire russe à la Communauté des Etats indépendants. 1900-1991, Paris, PUF, « Thémis », 2008.
WERTH, Nicolas, « Les crimes du communisme. Révélation sur le rapport Khrouchtchev », in L’Histoire, janvier 2006, n° 305, pp. 85-97.
[1] REVEL, Jean-François, La Tentation totalitaire, Paris, Robert Laffont, 1976, p. 28.
[2] Ibid., pp. 50-51.
[3] Cf. La
Tchétchénie et Les Tchétchènes, un peuple et des souffrances.
Illustration.