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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 11:55
2006 est l’année Mozart : en effet, on célèbre cette année le 250e anniversaire de sa naissance. L’occasion pour nous de retracer les grandes étapes de la vie de ce génie.
 
Le 27 janvier 1756, à Salzbourg, principauté ecclésiastique allemande, naît Johann Chrysostome Wolfgang Téophile Mozart. Quant à Amadeus, c’est le prénom qu’il choisira pour se faire appeler plus tard en Italie : c’est la traduction latine de Téophile. Il est le septième enfant du couple formé par Léopold Mozart et Anna-Maria Pertl, qui se sont mariés en 1747.
 
 
Une famille de musiciens
 
 
La famille de Mozart baigne dans l’univers de la musique. Léopold est un excellent violoniste : il occupe d’ailleurs le poste de second violon dans l’orchestre de la cour du prince archevêque de Salzbourg. Il est aussi compositeur et l’auteur d’une méthode de violon. En 1751, le premier enfant voit le jour : c’est une fille, elle est baptisée Anna-Maria, en hommage à sa mère. Mais on la surnommera Nannerl. Rapidement, elle va se révéler être une excellente musicienne au clavecin.
 
Ce n’est donc pas un hasard si dès l’âge de trois ans, Wolfgang révèle son talent dans l’art de la musique. À cinq ans, il compose déjà des œuvres, avant même de savoir écrire, et les joue à son père. À partir de 1762, les deux enfants Mozart exhibent leur talent lors d’une tournée de neuf ans, parcourant toute l’Europe et jouant notamment à la cour de Vienne et à Paris.
 
Les Mozart reviennent à Salzbourg le 15 décembre 1771. Le lendemain, leur employeur, le prince archevêque, meurt. Son successeur est élu le 14 mars 1772 : c’est le comte Colloredo. Wolfgang Mozart va entretenir de mauvaises relations avec lui, malgré le bon salaire qu’il perçoit. En effet, Colloredo le traite comme un domestique et ne lui accorde aucun congé. Ce traitement humiliant pousse Wolfgang a démissionné le 1er août 1777. Il quitte Salzbourg avec sa mère pour chercher un nouvel employeur : le 23 septembre, il part en direction de Munich.
 
 
De Munich à Paris
 
 
À Munich, Wolfgang parvient à obtenir une entrevue avec Maximilien III, l’Électeur de Bavière. Mais son assurance est considérée comme de l’arrogance, la conscience de son génie agace. Il déclare ainsi que la cour a besoin d’un compositeur de talent. L’entrevue avec Maximilien III se déroule mal : l’Électeur lui annonce qu’il n’y a pas de place.
 
Toujours accompagné de sa mère, Wolfgang fait ensuite un séjour à Augsbourg, ville natale de son père, puis arrive à Mannheim le 30 octobre. Là, il fait la rencontre d’Aloysia Weber, fille d’un copiste, dotée d’une voix remarquable. Wolfgang en tombe amoureux mais Aloysia ne veut qu’une chose : devenir célèbre. Elle ne montre aucun signe affectif à l’endroit de Mozart. Ce dernier, raisonnablement, part pour Paris.
 
Il s’y installe rue Bourg l’abbé, à quelques centaines de mètres de l’appartement de Jean-Jacques Rousseau. Dans la capitale française, il peut bénéficier de l’appui du baron Grimm, qui a été son protecteur en 1763. Mais son séjour est désastreux : les Parisiens ont oublié le petit génie qui était venu exposer son talent quinze ans plus tôt, certaines commandes son impayées, il ne goûte pas le succès. En outre, sa mère tombe malade. Elle décède le 3 juillet 1778.
 
Cependant, Wolfgang retrouve le moral grâce à sa musique. Il rencontre Jean-Chrétien Bach, fils de Jean-Sébastien. Leur amitié suscite la jalousie du baron Grimm qui se montre odieux avec lui, lui mentant, prétendant que les Français détestent sa musique, le poussant à quitter la France… alors que le succès commence à venir.
 
 
Son génie est reconnu par le plus grand compositeur
 
 
Mozart quitte Paris le 26 septembre 1778. Son père a convaincu le prince archevêque de reprendre, pour un salaire trois fois supérieur. Mais sur le chemin du retour, il cherche tout de même un nouvel employeur. Wolfgang arrive à Salzbourg le 15 janvier 1779. Il y reste deux ans ou cours desquels il étouffe. Il compose cependant un nouvel opéra, Idoménée. Il est en pleine possession de son génie. Lorsqu’il le présente à Munich, il fait un triomphe.
 
En 1781, Colloredo donne l’ordre à Wolfgang de le rejoindre à Vienne. Il redevient simple domestique, joue pour le bon plaisir du prince. Les disputes recommencent. Le 9 mai, Colloredo le renvoie.
 
Wolfgang se retrouve indépendant et apprécie cette liberté. Vienne est à cette époque la capitale mondiale de la musique. Il y donne de nombreux concerts publics et privés à l’issure desquels le public manifeste son enthousiasme par des applaudissements nourris. Il découvre aussi à la même époque la musique de Bach, qui va avoir une influence sur son œuvre.
 
Wolfgang fréquente la sœur d’Aloysia Weber, Constanze. Il l’épouse le 4 août 1782, malgré le désaccord de son père. Le couple aura six enfants mais deux seulement survivront. Le 14 mars 1784, Wolfgang rentre dans la franc-maçonnerie.
 
En février 1785, Léopold rend visite à son fils à Vienne où il constate la réussite de son fils. Joseph Haydn, le compositeur le plus connu d’Europe, est le premier à reconnaître franchement le génie de Mozart.
 
Les années 1784-1785 sont donc des années de grand succès pour Mozart. Avec Lorenzo da Ponte, il travaille à la création d’un nouvel opéra, Les Noces de Figaro, tiré de la pièce de Beaumarchais Le Mariage de Figaro. Il se heurte à quelques difficultés en raison du caractère subversif de la pièce de Beaumarchais. Mais l’opéra peut tout de même être joué. Les premières représentations sont un énorme succès. Au début du mois d’avril 1787, Léopold tombe malade. Il meurt le 28 mai.
 
 
Les plus grandes œuvres de l’histoire de la musique
 
 
Entre 1784 et 1786, Mozart compose en moyenne une œuvre tous les quinze jours. Malgré les soucis d’argent que connaissent Constanze et Wolfgang, ce dernier organise quelques tournées, en particulier à Prague où est donnée la première représentation de Don Giovanni, le 29 octobre 1787. Le public réserve un triomphe à Mozart. Mais le succès n’est pas au rendez-vous à Vienne : la représentation du 7 mai 1788 ne convainc pas.
 
En 1789, Mozart part à Leipzig puis revient à Vienne en 1790. Mais la même année, l’empereur, qui lui apportait sa protection, meurt. Wolfgang devient de moins en moins populaire, il agace, il suscite l’incompréhension. C’est en mars 1791 qu’il donne son dernier concert.
 
Mais le musicien ne cesse pas de travailler. Au printemps, Mozart reçoit une commande de la part de Schikaneder, auteur et directeur de théâtre, et lui aussi franc-maçon. L’opéra qu’il écrit est l’une de ses œuvres les plus célèbres : La Flûte enchantée. Il compose aussi La clémence de Titus, un opéra pour célébrer le couronnement du nouvel empereur, Léopold II. Franz von Walsegg, un homme qui se prétend compositeur et qui payait en fait des « nègres », lui commande une œuvre : ce sera le fameux Requiem. À la fin août, Mozart donne à Prague une représentation de Don Giovanni et dirige en personne la première de La clémence de Titus. Peu après, La Flûte enchantée connaît un succès grandiose. C’est dans la période de la fin de sa vie qu’il a composé les plus grandes œuvres de l’histoire de la musique, que certains, encore aujourd’hui, jugent inégalées.
 
Le 18 novembre cependant, il tombe gravement malade. Le 4 décembre, après avoir repris des forces, il se remet à travailler sur son Requiem qu’il souhaite terminer à tout prix. Il ne pourra le faire et c’est son élève, Süssmayer, qui terminera l’œuvre. En effet, le 5 décembre, Mozart tombe dans le coma. Il meurt le 6 peu avant une heure du matin. Il a alors 35 ans.
 
 

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Published by Léon Cahlinel - dans Actu
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