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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 18:21
Nous consacrons aujourd'hui un article de réflexion à l’histoire de la civlisation égyptienne.
 
Ramsès II, Rê, Akhenaton, Osiris, la Vallée des Rois, Cléopâtre, Isis, Thèbes, Néfertiti, Amon, Toutankhamon… Autant de noms de divinités, de souverains et de lieux évoquant l’Égypte antique qui sont devenus célèbres. Aujourd’hui, les cours de hiéroglyphes pour amateurs, les multiples expositions, l’obélisque se dressant place de la Concorde à Paris sont autant de manifestations de la fascination que l’Égypte ancienne exerce sur nous, Occidentaux.
 
D’où vient cette fascination ? D’abord de l’attrait visuel que les vestiges de la civilisation égyptienne exercent. Son art et son écriture sont beaux. Et l’on comprend que beaucoup d’enfants, qui découvrent cette civilisation en classe de sixième, soient captivés par les hiéroglyphes, les pyramides et les temples de l’Égypte antique.
 
L’écriture hiéroglyphique à elle seule peut expliquer la fascination pour l’Égypte ancienne. Elle a longtemps en effet possédé un caractère mystérieux, ésotérique, c’est-à-dire qu’on a cru qu’elle était un langage réservé à quelques initiés. Pour les amateurs d’égyptologie, comprendre les hiéroglyphes s’assimile d’ailleurs à un jeu, comme s’il y avait un côté mystérieux – alors que les égyptologues lisent les hiéroglyphes comme un helléniste lit le grec ancien. En outre, l’aspect même des hiéroglyphes exerce une séduction esthétique certaine sur beaucoup de personnes.
 
Un autre élément qui peut expliquer cette fascination pour l’Égypte ancienne est l’expédition menée par Bonaparte en 1798, qui fut l’occasion pour l’Occident de (re)découvrir l’Égypte ancienne. C’est au cours de cette expédition que fut découverte la pierre de Rosette qui permit à Champollion, en 1822, de percer le secret des hiéroglyphes.
 
C’est de ce moment que date ce courant qu’on appelle « égyptomanie ». C’est une mode qui consiste à introduire dans l’art des formes, des motifs inspirés de l’art pharaonique. Ainsi, se logent un peu partout, des sphinx ou des têtes d’Isis.
 
En novembre 1922, la découverte la plus importante de l’histoire de l’égyptologie a lieu : l’archéologue anglais Howard Carter met au jour, dans la Vallée des Rois, la sépulture restée inviolée d’un pharaon de la XVIIIe dynastie jusqu’alors inconnu : celle de Toutankhamon. On y découvre un fabuleux trésor, en particulier les différents sarcophages protégeant la momie, le dernier étant en or massif, ainsi que le masque funéraire du défunt, en or aussi, qui illustre cet éditorial. Cet événement a passionné l’opinion publique et a ravivé l’égyptomanie.
 
L’Égypte des pharaons exerce donc une fascination toute particulière. Au-delà de cette fascination, l’historien doit aborder scientifiquement cette civilisation. C’est pourquoi nous avons voulu suivre les origines et l’histoire d’un peuple et d’un pays, qui s’est étendu sur trois millénaires. Dans de prochains articles, nous nous attacherons à éclairer quelques uns des aspects de la civilisation égyptienne (l’art, les techniques, la religion).
 

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Published by Léon Cahlinel - dans Le blog
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