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Le Webzine de l’histoire s’intéresse aux quatre grandes périodes de l’histoire. Ce site s’adresse aux amateurs d’histoire mais aussi à tous ceux qui veulent enrichir leur culture générale. Il propose à la fois des articles de synthèse et de réflexion.

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:32


2010, année de la Russie Dans le cadre de l’année de la Russie, nous publions ce mois-ci un article consacré à Saint-Pétersbourg. Cette ville était une « fenêtre sur l’Europe » selon les mots de l’écrivain italien Francesco Algarotti. Elle faisait partie de l’entreprise de modernisation de la Russie lancée par son fondateur, Pierre le Grand. Cette « Venise du Nord » comme on l’appelle parfois respirait l’Europe, non seulement par les échanges qu’elle faisait avec l’Occident mais aussi par son architecture : Rastrelli, Rossi, Leblond, Quarenghi, Cameron… tous ces artistes qui ont fait la ville sont venus d’Europe. Pourquoi Pierre le Grand a-t-il décidé de fonder Saint-Pétersbourg ? Durant son règne personnel, qui s’étendit de 1689 à 1725, le tsar s’attacha à moderniser en profondeur la Russie, afin d’en faire une grande puissance. Or, pour cela, il entendait s’inspirer des techniques de l’Occident. Mais l’européanisation ne devait être qu’un moyen pour mener la Russie sur la voie de la grandeur, et non le but ultime. Comme il le déclara à ses conseillers : « L’Europe nous est nécessaire pour quelques dizaines d’années, mais nous devrons ensuite nous en détacher. » [1] « Une fenêtre sur l’Europe » Joseph de Maistre a écrit en 1821, dans Les Soirées de Saint-Pétersbourg : « Tout ce que l’oreille entend, tout ce que l’œil contemple sur ce superbe théâtre n’existe que par une pensée de la tête puissante qui fit sortir d’un marais tant de monuments pompeux. » Cette phrase […]
Par Ahlcene Ollin
Publié dans : Actualité
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:27


Le 2 mars 2008 Dmitri Medvedev a été élu président de la Fédération de Russie, succédant ainsi à ce poste à Vladimir Poutine. Entré en fonction le 7 mai suivant, il est le numéro deux d’un régime autoritaire dans lequel Poutine reste le vrai chef. Cet autoritarisme pousse à se demander si la déstalinisation a vraiment eu lieu. Nous publions ce mois-ci la première partie de notre étude, qui embrasse la période courant de Khrouchtchev à Eltsine. L’année 1956 marque communément le début de la déstalinisation. Pourtant, cette même année, Moscou envoyait les chars à Budapest pour réprimer dans le sang la révolte des Hongrois. De plus, ce rapport passait sous silence les crimes les plus graves, auxquels Khrouchtchev lui-même participa. Le culte de la personnalité fera son retour avec Brejnev qui formulera, par ailleurs, sa doctrine justifiant la soumission des pays de l’est au Kremlin. Les années 1980-1985 seront parmi les plus répressives de l’histoire de l’URSS. En réalité, la déstalinisation commence sous Gorbatchev, sans qu’elle ait été achevée. Elle a même été freinée par Eltsine. Le régime antidémocratique que subissent les Russes montre que la déstalinisation n’a jamais été achevée. Pour comprendre ce phénomène, il faut retracer la période post-stalinienne jusqu’à nos jours. Mais dans un premier temps s’impose la définition de deux termes-clefs. Qu’entend-on par déstalinisation ? Il s’agit d’une remise en cause des pratiques staliniennes de pouvoir. Mais cela ne nous […]
Par Ahlcene Ollin
Publié dans : Réflexion
Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 10:14


Jusqu’au 2 mai prochain, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD), à Lyon, organise une exposition sur Rose Valland, « La dame du Jeu de Paume »*. Cette historienne de l’art a réussi à sauver des milliers d’œuvres d’art que les nazis avaient volé pendant la guerre. Elle incarne une forme peu connue de la Résistance. Depuis le 3 décembre dernier, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, situé à Lyon dans les anciens locaux de la Gestapo, abrite une exposition consacrée à une femme peu connue du grand public qui a pourtant joué un rôle essentiel pendant et après la Seconde Guerre mondiale puisqu’elle a permis la reconstitution des collections d’art qui avaient été pillées par les nazis durant l’Occupation. L’exposition montre beaucoup d’objets relatifs au parcours de cette femme, depuis sa formation aux beaux arts jusqu’au film dont elle a fait l’objet, en passant par son rôle joué au musée du Jeu de Paume et au sein de l’armée française en tant que capitaine. Particulièrement douée pour le dessin Rose Valland est née le 1er septembre 1898 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, en Isère, près de Grenoble, dans une famille modeste – son père est maréchal-ferrant. Son aptitude à l’étude lui permet d’intégrer, en 1914, l’école normale d’institutrices de Grenoble dont elle sort quatre ans plus tard. Elle se montre particulièrement douée pour le dessin, ce que permet de confirmer l’exposition puisque des tableaux ainsi que des dessins de […]
Par Ahlcene Ollin
Publié dans : Actualité
Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 10:13


Publiée pour la première fois en 1864, La Cité antique a été rééditée fin 2009, avec une préface de François Hartog. Dans ce très beau livre, Numa Denys Fustel de Coulanges étudiait les rapports entre la religion et les institutions grecques et romaines. Il livrait une véritable histoire, depuis l’origine jusqu’à sa disparition, de la cité antique. Un ouvrage dépassé sur le plan scientifique qui reste cependant un classique, ne serait-ce que par la beauté du style de l’auteur. Né en 1830, Numa Denys Fustel de Coulanges fut élève à l’École normale supérieure puis travailla à l’École française d’Athènes. En 1858, après avoir passé l’agrégation, il présenta ses deux thèses de doctorat, l’une en français, l’autre en latin. Cette dernière, consacrée à Vesta, était en fait une ébauche de ce que serait La Cité antique. En 1860, il fut nommé professeur à l’Université de Strasbourg. C’est pendant ces années d’enseignement que Fustel de Coulanges prépara le livre qui allait le rendre célèbre, y consacrant même des enseignements en 1862 et 1863. L’ouvrage fut publié en 1864. Derrière le sous-titre, Étude sur le culte, le droit, les institutions de la Grèce et de Rome, se cache la thèse selon laquelle la religion a agi comme une puissance créatrice, formant la famille puis la cité antiques. Mais Fustel fut d’abord un médiéviste : la majeure partie de son œuvre est consacrée au Moyen Age, comme en témoignent, entre autres, La monarchie franque, parue en 1888, et L’alleu et le domaine […]
Par Ahlcene Ollin
Publié dans : Classiques
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 08:58


2010, année de la Russie 2010 est l’année de la Russie en France. Elle sera caractérisée par de multiples événements culturels. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des moments forts du passé russe. Nous consacrerons donc plusieurs articles dans le courant de cette année à la Russie. Pour commencer, nous avons choisi de nous intéresser à la constitution progressive de ce vaste territoire. Cette carte est extraite de la revue L’Histoire, juillet- août 2009, n° 344, p. 36. À l’origine, l’Etat russe est un Etat continental qui a cherché à s’assurer des ouvertures maritimes (vers le nord, vers le sud, vers l’ouest) afin de jouer un rôle international. L’expansion territoriale de la Russie vient aussi de la recherche de matières premières et de terres agricoles fertiles. En outre, la Russie souhaitait aussi atteindre des frontières géographiques sûres – fleuves, montagnes, mers – car les Slaves avaient trop souffert d’invasions extérieures. Au fil des siècles, l’Etat russe s’est formé un très vaste territoire qui compte, aujourd’hui, onze fuseaux horaires. Rous’, la « Russie de Kiev » Au IXe siècle, des marchands d’origine scandinave, les Varègues, rassemblent les peuples slaves orientaux dans un ensemble étatique, la principauté de Kiev. Celle-ci se trouve sous l’autorité d’une dynastie, d’origine scandinave donc, dite des Rurikides, du nom de son ancêtre mythique, Rurik. Les Varègues étaient désignés dans les sources par le terme rous’, opposé aux Slaves. Ce mot […]
Par Ahlcene Ollin
Publié dans : Actualité
 
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